Consultez ici les réponses aux questions courantes sur les logiciels, leur installation et leur utilisation.

Question 1 : FOXTA v3 – Bon à savoir…

  • Le système métrique est celui considéré dans l’ensemble des modules (m et kN). Les pressions et modules de déformation sont en kPa.
  • Plusieurs assistants sont disponibles et sont dispatchés en fonction des modules. A titre d’illustration :

– Assistants de calcul de qsl et kp,max : FONDPROF
– Assistant EI et ES : PIECOEF et GROUPIE
– Assistant de définition de la géométrie (structure et/ou charge) :
TASPLAQ et TASSELDO

Question 2 : TASNEG – Existe-il un autre moyen pour évaluer le frottement négatif sans passer par TASNEG?

Le module TASNEG est basé sur la méthode de Combarieu (rapport de recherche LPC 136 d’octobre 1985, indication dans l’annexe H de la NF p94‑262).

L’alternative serait d’utiliser TASPIE avec définition d’un profil de tassement imposé, ce dernier pouvant être évalué par modélisation sous TASSELDO. Le calcul TASPIE conduit directement à la position du plan neutre et au supplément d’effort axial correspondant à la mobilisation du frottement négatif.

Question 3 : GROUPIE – Quelle est la différence entre le mode manuel et le mode automatique ?

Dans le mode manuel, chaque pieu doit être caractérisé au préalable par des raideurs équivalentes en tête (par simple modélisation sous TASPIE et PIECOEF). Le problème se réduit ainsi à l’équilibre de la semelle soumise au torseur des efforts extérieurs et aux réactions en tête des pieux. Le calcul itératif, nécessaire pour gérer les non linéarités dues au comportement du sol, est mené de façon manuelle.

Dans le mode automatique, les pieux sont modélisés comme des poutres et l’interaction avec le sol est prise en compte de manière autonome. Le problème étudié est l’équilibre d’ensemble et le processus de calcul est totalement automatique.

Question 4 : GROUPIE – Comment prendre en compte l’effet d’interaction entre pieux (effet de groupe) ?

L’interaction entre pieux est à prendre en compte en modifiant manuellement les paramètres des lois d’interaction pieu-sol (pentes et/ou paliers des courbes).

Question 5 : PIECOEFF – A quoi correspondent les raideurs latérales équivalentes en tête du pieu ?

Il s’agit de raideurs tangentes qui expriment le comportement apparent de l’interaction pieu-sol. Ces raideurs sont exprimées sous la forme d’une matrice 2×2 pour tenir compte du couplage entre les degrés de liberté : déplacement latéral et rotation.

Question 6 : PIECOEFF – Pieu encastré dans la fondation… C’est simple, il suffit de bloquer la rotation en tête du pieu, n’est-ce pas !?

Pas du tout ! Bloquer la rotation en tête du pieu n’est pas équivalent à encastrer le pieu dans la structure, car même si cette dernière peut être considérée comme rigide, elle peut subir une rotation. Ainsi, l’encastrement dans la structure doit être pris en compte dans la définition du torseur de chargement appliqué en tête du pieu (transmission d’un moment).

Question 7 : TASPIE – Dans un calcul de type « pieu + maille », TASPIE fournit un tassement du sol sans pieu. A quoi correspond ce tassement ?

Le tassement évalué en absence du pieu (inclusion) est basé sur les modules de déformation du sol Esol qui constituent l’équivalent de modules œdométriques. Le tassement est évalué dans chaque couche (rigoureusement sous-couche) comme suit : du = q . Hcouche / Esol

L’approche précédente a du sens tant que la validité du modèle de type cellule élémentaire est démontrée (réseau de mailles infini : couches horizontales et chargement à étendue « infinie »). A charge égale, le tassement évalué sous TASPIE constitue une borne supérieure du tassement pouvant être généré si les dimensions de la zone de chargement sont limitées. Une comparaison peut être faite avec le tassement élastique 3D de TASSELDO en respectant pour la conversion la formule suivante Esol = E * (1‑n)/((1+n)*(1-2n))

Question 8 : PIECOEF – Le calcul retourne un écran d’erreur noir

Deux possibilités :

  • La rigidité du sol en surface est très importante devant la rigidité du pieu modélisé, raffiner le maillage en tête du pieu sur la hauteur « active » (longueur de transfert) où une bonne partie des efforts se développe.
  • La charge imposée est trop importante, le calcul n’arrive pas à trouver d’équilibre, dans ce cas réduisez le chargement imposé en tête. Si le calcul est à la limite de stabilité vous pouvez essayer d’augmenter le nombre d’incrément de calcul pour converger plus lentement mais plus surement vers l’état limite (voir figure ci-dessous)

Question 9 : TASSELDO – A quoi correspond le paramètre « tc » demandé par couche si le calcul du tassement œdométrique est activé ?

C’est un paramètre qui permet de renseigner sur la distribution de la pression de pré‑consolidation dans une couche donnée. Il est défini comme suit :

  • Si la surconsolidation est caractérisée par un rapport OCR (sans unité),
    tc = + OCR
  • Si la surconsolidation est caractérisée par un différentiel POP (pression exprimée en kPa),
    tc = – POP

Entre les deux approches élastiques 1D et 3D, laquelle choisir ?
Le résultat à privilégier est celui de la méthode « Elastique 3D ».
L’approche « Elastique 1D » est présentée à titre illustratif.

Question 10 : TASPLAQ – En fonction de la complexité du modèle (structure ou chargement à géométrie biaisée), le nombre de mailles peut facilement exploser et TASPLAQ ne peut plus calculer de manière optimale.

TASPLAQ limite le maillage à 4000 éléments, si vous effectuez un maillage plus fin que cela vous pouvez quand même lancer le calcul (Malgré la croix rouge sur l’onglet « maillage » et le bouton « lancer le calcul »).

Le temps de calcul sera considérablement allongé. Un calcul avec 3000 éléments dure environ 3 minutes avec une machine ordinaire, un calcul avec 6000 éléments est au moins 8 fois plus long.

Il faut donc diminuer au maximum le nombre de maille du modèle :

  • Aligner le plus possible toutes géométries en x et y (plaques, charges surfaciques, linéiques et ponctuelles).
  • Effectuer la discrétisation de la géométrie à la main en servant des options de raffinement pour minimiser le plus le nombre de découpage en x et y introduit.

Question 11 : TASPLAQ – Comment fonctionne l’option de « module de rechargement » – onglet «Couches»?

Cette fonctionnalité procède de la manière suivante :

Avec Eur/E0 > 1 (= 3 par défaut), σv0 (≥ 0) contrainte initiale en surface et p le supplément de contraintes :

  • Tant que p ≤ σv0 ,  les déplacements verticaux (tassements) sont calculés avec un module E = Eur> E0   pour toutes les couches de sols.   
  • Quand p > σv0 , les déplacements verticaux (utot) sont séparés en deux, utot = urechargement + uchargement :

– urechargement correspond au tassement du sol sous la charge σv0 avec un module E = Eur> E0  pour toutes les couches de sols.

– uchargement correspond au tassement du sol sous le supplément de charge (p – σv0) avec un module E = E0  pour toutes les couches de sols.

Question 12 : TASPLAQ – Que se passe-t-il si en affectant un pendage aux différentes couches de sol, ces couches remontent et rencontrent la base de la fondation ?

TASPLAQ ignore les sols qui se retrouvent au-dessus de la plaque. Si le pendage des couches remonte et rencontre la base de la fondation, TASPLAQ détectera automatiquement les couches en contact direct avec la sous face de la fondation.
Par contre, TASPLAQ ne gère pas les couches qui s’interceptent sous la plaque (épaisseur de couche négative).

Question 13 : TASPLAQ – Comment prendre en compte plusieurs plaques superposées ?

Sur la zone de superposition de plusieurs plaques, les caractéristiques mécaniques (E, ν et h) prises en compte correspondent à celles ayant le plus grand numéro d’ordre (colonne « Zone n° »). Ce principe facilite la modélisation de structures à inertie variable, il suit une règle de type DAPS (Dernier Arrivé, Premier Servi) et est applicable exclusivement dans la définition de la structure. Les charges, tous types confondus, sont superposables.

Question 14 : TASPLAQ – Où sont exprimés les efforts tranchants et moments fléchissants ?

Ces efforts sont exprimés au plan neutre de la plaque, soit pour une plaque classique au niveau du plan moyen situé à mi-épaisseur.

Question 15 : FONDSUP – Comment faire si la descente de charge est excentrée ?

Sous FONDSUP, la charge à renseigner doit être exprimée au centre et à la base de la semelle. Si le torseur de chargement initial ne respecte pas cette condition, il faut déterminer au préalable les charges équivalentes en appliquant les formules suivantes (en faisant attention aux signes).

Question 16 : FONDPROF – Comment faire pour négliger le frottement sur une certaine profondeur à proximité de la surface ?

Il suffit de définir une couche ayant l’épaisseur en question et de lui affecter un frottement limite qsl = 0,01 kPa.

Question 17 : FONDSUP – Suite au remplissage ou à la modification de l’onglet chargement, le calcul refuse de se lancer

Une croix rouge apparait dans l’onglet « Chargement » suite à la définition d’une nouvelle ligne (cas de charge).

L’erreur la plus fréquente est que l’excentrement de la charge e = M/Qv, soit le rapport du moment sur la force verticale est trop grand en comparaison avec les dimensions de la fondation. Les conditions à respecter pour chaque type de semelle sont les suivantes :

  • Fondation filante :
    fondsup_1

– avec Β la largeur de la fondation filante

  • Fondation rectangulaire :
    Fondsup_2

– avec Β la largeur de la fondation et L la longueur de la fondation

  • Fondation circulaire :
    Fondsup_3

– avec Β le diamètre de la fondation circulaire

Question 18 : FONDPROF – J’ai une erreur suite à un calcul avec option « Longueur imposée », quel est le problème ?

Vérifier la cohérence entre la longueur du pieu est la hauteur du modèle géotechnique défini dans l’onglet « couches ». Il est fort probable que le niveau de pointe, tenant compte de la cote de référence et de la valeur de longueur imposée du pieu, tombe sous la base du modèle de sol.

Question 19 : FOXTA v3 – Les résultats de calcul sont absents / surprenants, pourtant le bouton « Lancer le calcul » est bien affecté d’une coche verte?

Le contrôle de l’interface, donnant lieu à une croix rouge ou coche verte, permet d’alerter l’utilisateur si certaines données d’entrée nécessaires au calcul ne sont pas saisies ou si les valeurs saisies entrainent des incohérences (compatibilité géométrique, erreur de signe). C’est un simple filtre, il ne se substitue pas au bon sens du concepteur.
En cas de doute sur les résultats, il est recommandé de vérifier les paramètres d’entrée en termes de :

  • respect des unités ;
  • cohérence entre géométrie, caractéristiques mécaniques et chargement ;
  • validité par rapport au cadre d’application du modèle de calcul.

Question 20 : FOXTA v3 – Une croix rouge apparaît dans le bouton « Lancer le calcul », qu’est-ce que cela signifie?

Une croix est révélatrice d’une erreur de saisie dans l’un des onglets de données. La démarche à suivre est la suivante :

  • Identifier l’onglet qui présente une erreur (annoté également d’une croix rouge) ;
  • Vérifier les données saisies (unités, cohérence des paramètres, etc.). De manière générale, privilégier une valeur suffisamment faible, mais légèrement supérieure à 0, pour caractériser un paramètre géomécanique supposé nul (pression, module ou autres) ;
  • Si l’erreur n’est pas décelée, aidez-vous de la liste des conditions nécessaires pour valider l’onglet. La liste est disponible en infobulle visualisable en maintenant le curseur sur l’entête de l’onglet.


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